Pour toute autorisation s’adresser à la SAIF , dont je suis membre
Elle avait ce pouvoir depuis l’enfance , elle entendait tout , même ce qui ne s’entendait pas.
Vue d’ici , vous me direz ça à l’air cool , de pouvoir tout entendre.
Ben non , ce n’est pas cool de tout entendre , surtout quand c’est inexplicable , insupportable par moments quand tout ces bruits se mélangent et forment un brouhaha inextricable.
Un à un démêlés chaque bruit , chaque son , pour en faire une mélodie harmonieuse , est un travail de longue haleine qui demande courage et peine.
Heureusement ce courage , elle l’avait , toujours et avec bravoure.
Elle entendait le cheval à l’autre bout de la planète , elle entendait le ciel , elle entendait les gens hurler , chanter , danser et à un moment la coupe est pleine.Pleine de brouhaha.
Je ne sais pas si vous arrivez à vous imaginez la scène , à elle s’est son quotidien , à tel point qu’elle pense que c’est normale de vivre cela.
De son point de vue , tout est normale , de l’autre coté même pas un soupçon de ce que cela représente en ressenti.
Par moment , cela pouvait devenir indécent , elle avait juste à tendre l’oreille , pour entendre l’autre dans ses ébats nocturnes.
Une autre fois , tendre l’oreille et entendre de la maltraitance verbale.
Cela pourrais s’arrêter là , mais comme elle avait toucher le gros lot le ressenti allait avec , selon la situation c’était trés trés agréable et à l’inverse trés trés désagréable.L’équilibre n’était pas dans sa nature , par pas manque de volonté mais à cause du trop , trop de sons , dans sa vie.Allais t-elle pour autant s’isolée et vivre recluse , loin de tout ?
Ben non , car ça aussi ce n’était pas dans nature de vivre recluse.Alors elle chercha , longtemps , la solution , la sienne.
Vivre recluse au milieu du bruit , allait contre tout attente lui apportée la sérénité.
Au milieu du bruit , elle apprit à faire le tri , à entendre les sons différemment , à reconnaitre les bonne nuances , celles qui change tout , qui font la différence avec le brouhaha.
Le silence était un sifflement dans ces oreilles , par moment , pas toujours sinon la vie lui aurait insupportable , trop de silence n’était pas envisageable , sinon c’est la mort , le bruit fait partie de la vie , le brouhaha un trop de tout.Au contraire quand ces sons était choisis , ils pouvaient la transportée , l’enivrée.
Elle décida enfin de fermée la porte à ces intrusions , de ne pas être malgré elle un exécutoire sexuelle.Ne plus courir après un lièvre , qui file sans jamais s’arrêter ou juste pour copuler.
Plutôt préférées , la douceur , la patiente et l’ouverture , sa propre nature et non celle d’une d’un autre.La grandeur de l’âme , la douceur d’une mélodie et son coté sauvage comme une louve pour protégée les siens.
La profondeur à la candeur , le sens à l’indécence , la vie à l’ironie , le jeu à l’enjeu.
Telle était ces réflexions matinales , comme pour donner un sens à sa journée , jaugée son état intérieur.
Elle décida , de laissée tourner le monde sans elle et s’appropriée le sien , un temps , un temps nécessaire pour revenir à l’essentiel.Ce temps , si long parfois , si lent autrement.De laissée couler , évaporer , nez à nez , démêlée , liée , enracinée.
